Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 145 – Les « bienveillants »® : ces héros malgré eux du grand complôt
Par un chroniqueur malgré lui de l’hypocrisie ambiante
Acte I : la « bienveillance »™, ce nouveau totalitarisme doux
Ah, les « bienveillants » ! Ces âmes pures, ces gardiens autoproclamés de la Vertu Absolue, qui nous expliquent, entre deux sourires condescendants, que notre salut passe par leur vision éclairée du monde. Leur arme ? Un vocabulaire aseptisé, des hashtags #OnEstTousEnsemble, et une capacité inégalée à transformer la moindre critique en phobie ou en théorie du complot. Ironie du sort : plus ils prônent la tolérance, plus ils excluent ceux qui osent penser autrement. Coïncidence ? Je ne crois pas.
Leur credos ? « On ne peut plus rien dire. » Sauf eux, bien sûr. Eux, ils peuvent tout dire… à condition que ce soit dans le sens du vent dominant. Et ce vent, devinez qui le contrôle ? Les mêmes qui nous serinent que « la désinformation tue », tout en monétisant l’anxiété collective à coups de clics indignés.

Acte II : le manipulateur en costume de mouton
Prenez un Bienveillant type. Il vous parlera de « science » comme d’une religion intouchable, tout en ignorant superbement que la science, justement, se nourrit du doute. « Suivez les experts ! », clament-ils, avant d’ignorer les experts qui ne chantent pas leur partition. « Faites confiance aux institutions ! », ajoutent-ils, alors que ces mêmes institutions ont menti sur des sujets aussi variés que les armes de destruction massive, les médicaments miracles, ou l’innocuité des OGM.
Leur technique préférée ? L’inversion des rôles. Vous posez une question ? Vous êtes un complotiste. Vous demandez des preuves ? Vous êtes un négationniste. Vous osez rire de leurs contradictions ? Vous êtes un haineux. Machiavel lui-même aurait applaudi : accuser l’adversaire de ce qu’on fait soi-même, c’est le fondement de la propagande moderne.
Et bien sûr, tout cela est fait « pour votre bien ». Comme les parents qui forcent leurs enfants à manger des brocolis en leur disant « c’est pour ton bien », alors que le vrai but est de vider l’assiette sans discussion. La « bienveillance », version « fait ce que je dis, pas ce que je fais », c’est le paternalisme déguisé en progressisme.
Acte III : la fabrique du consentement éclairé (ou pas)
Les « Bienveillants » adorent les mots magiques : « transparence », « débat démocratique », « information vérifiée ». Sauf que leur transparence ressemble étrangement à de la censure déguisée, leur débat démocratique à une chambre d’écho où seule leur voix résonne, et leur « information vérifiée »… à de la propagande validée par trois fact-checkers triés sur le volet.
Pire encore : ils ont réussi à nous faire croire que douter était un crime. Pourtant, l’histoire regorge d’exemples où les bien-pensants de l’époque se trompaient royalement. Galilée contre l’Église, Pasteur contre les médecins traditionnels, ou plus récemment, les lanceurs d’alerte contre leurs lobbies manipulateurs… À chaque fois, les « bienveillants » du moment étaient du côté des manipulateurs.
Alors aujourd’hui, quand on nous dit « ne cherchez pas, on a tout vérifié pour vous », je me dis qu’il est temps de sortir les louches. Parce que la vraie « bienveillance », c’est peut-être juste… de nous prendre pour des adultes capables de réfléchir par nous-mêmes.
Épilogue : et si on arrêtait le théâtre ?
Les « bienveillants » ont un problème : ils croient dur comme fer que la fin justifie les moyens. « Mentir pour une bonne cause », « censurer pour protéger », « diaboliser pour éduquer »… On croirait lire Machiavel en version bio et équitable.
Alors voici une idée radicale : et si, au lieu de jouer les sauveurs malgré nous, ils nous laissaient tranquilles ? Et si, au lieu de nous dire « ce qui est bon pour nous », ils nous donnaient simplement les outils pour décider par nous-mêmes ?
Mais bon, je rêve. Après tout, sans « bienveillants » pour nous guider, comment saurions-nous quoi penser ?
Signé : Un méchant complotiste qui ose encore douter sainement. 😈
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